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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid]

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Malle

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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyVen 27 Juil - 13:23
Intrigue 1 : "L'attaque du Loup Garou"
ft. Jaïna MacLeòid
« Does it feel the same when he calls your name ? » ▬ DARIUS.

Cela faisait un mois et demi qu’elle lui avait échappé. Le hâle du jeune homme en devenant marqué d’acerbes engelures, flagellé par ses sueurs algides dans lesquelles il évoluait - maintenant qu’il était évincé de la chaleur de ses courbes contre lui. Absence maudite contre laquelle il n’arrivait à sortir la tête de l’eau seulement quand elle se décidait à le retrouver lors de leurs nuits pusillanimes communes. Perdus entre les draps le temps d’une heure de tendresse où tonnait leur passion mutuelle ; passée pour l’un, trop d’actualité pour l’autre. Entre ces râles et ces souffles lourds qu’il n’avait de cesse de lui dédicacer. Ces promesses de retrouvailles que leurs corps criaient dans l’enchainement des caresses.

Pourtant il ne pouvait s’empêcher de juger de ces dernières d’un œil nouveau. Acerbe et critique sur ces pratiques relatant d’une faiblesse qu’il ne pouvait plus tolérer. Tout ça devait cessait. Il n’en pouvait plus. S’époumonait dans une misérable détresse lors de ses départs signés par cette lacune infâme qui revenait. La honte coulant sur sa peau qui portait encore son odeur à ses réveils les lendemains – baigné dans sa solitude.
Etait-ce ça les chagrins les ruptures ? Il rougissait seul de sa propre apathie. T’es faible, ça en serait presque pitoyable.

Le pire étant qu’à ces tristes matins, il devait se trainer dehors. Passer sous les yeux aussi perçants que des rayons X de ses camarades. L’impression d’avoir noté sur son front ce à quoi il s’adonnait encore tard le soir avec son souvenir. Et d’en être jugé. Sentiment exacerbé quand il percevait ces ragots sur son passage concernant la Vipère de Gryffondor. Les battements de son cœur ratant à l’écoute de ces chuchotis sur les prouesses de la blonde qui ondulait, paraissait-il, de mains en mains. Insérant dès lors dans son esprit des images qui empoisonnaient son sang. Lui qui croyait succomber sous l’hémorragie de son cœur, revoyait progressivement son jugement avec pour nouvelle option favorite les artères bouchées de ce cyanure. Morsure de la jalousie sur la peau malgré ses poignets enchainés par ce contrat d’appartenance qu’elle avait renié d’une encre brune et deux pages. L’impassibilité pour seule issue de sortie alors que tambourinait sur ses tempes sa rosserie. Tu ne vaux plus rien.

Devoir être consigné à une telle passivité le rendait malade. Pourtant il s’efforçait de faire bonne figure, envoyer chier ceux qui osaient venir encore relater cette vie que la blonde menait sans lui. Signifiant à chacune de ces commères qu’elle ne le concernait plus d’un ton dégagé – et tellement faux qu’il en presque était incroyable qu’on ne perçoive pas son caractère factice. La fierté passant dans ces moments sur sa douleur, lui conférant subitement un masque trouble qui bernait ses interlocuteurs du réel état de ses blessures – belles et bien béantes. Dans sa réussite brisant un à un les ponts même aux yeux des autres avec l’expectative de se convaincre lui-même de cette inimité entre eux. Mais l’espoir est toujours trompeur, n’est-ce pas ?

Et ce n’était pas faute d’essayer de franchir l’écueil à la forme des crocs de ce serpent, mais même sous ses efforts son âme se tenait étrangère à cette décision. Criant contre cette addition un peu trop salée. Elle était bien trop accrochée à cette silhouette qui avait hantée ses nuits et ses jours. S’installait alors un gout de cendre dans sa bouche alors qu’il évaluait la propre bêtise de son inconscient. Qu’est-ce qu’il t’arrive ? On ne te reconnait pas.
Il ferma lentement les yeux, alors que dans sa tête résonnait le galop des rires méprisants lorsqu’avait été annoncé son couple avec la jeune femme un peu plus d’un an plus tôt – de tous ceux qui s’étaient moqués de sa personne pour avoir eu la stupidité de tomber amoureux d’une telle femme. Ou d’un tel mal. Tous tournoyant sans relâche dans des vertiges nauséeux. Répétant qu’elle n’était pas pour lui, qu’il n’était pas à la hauteur, qu’il n’était pas son genre ; elle allait le manger c’était certain. Et il leur avait donné raison…

Force était même de constater qu’il n’arrivait même plus à plaider sa cause contre cette impuissance qu’elle avait immiscée au sein de son épiderme. Anéanti face à ses charmes et pourtant si aigri qu’elle les confère à un autre. Il avait mal. Roi déchu et dépossédé regardant sa terre lui glisser entre les mains.
N’ayant de cesse de se supplier de sortir de cette malveillante dépendance. Et affreusement terrifié en sentant sa poitrine se comprimer à chacune de ses approches. Il n’avait plus le contrôle de lui-même et détestait ça. Fuis pauvre fou.

L’ulcère au creux de l’estomac s’intensifiant significativement lorsqu’il venait justement à rencontrer de lui-même la vérité derrières les ragots qu’on lui reportait. Comme en ce début de soirée où il était revenu exténué avec Maven d’une sortie sportive – soi-disant pour lui faire du bien d’après le second lion. Ainsi ce fut au pas de l’endorphine provoquée par cet exutoire qu’il avait découvert sur le chemin du retour la blonde en compagnie d’un des plus beaux abrutis que cette école pouvait compter – des muscles, un nom, une gueule, mais une absence franche de neurones. Le couple tardif posté tous deux à deux pas de l’entrée de la Tour de Gryffondor.
Son cœur s’était alors violemment compressé alors que frappait la naissance de sa colère. Il en serra les poings de rage. Mâchoire serrée à ce spectacle. C’est ça abruti, approche-toi d’elle…

Véhémentes nausées couplées à des désirs belliqueux, il crut sauter sur cet importun. Le faire reculer. Presque près à la menace d’un bras sur le torse, penchant cet abruti dangereusement du haut des rambardes. Voyons si après sept étages dans le visage tu seras aussi beau, mon con.
Il sentit ses pas partir d’eux-mêmes, échappés de sa propre conscience en ne répondant qu’au lourd appel à la guerre. Le brun de son regard braqué sur les mains sales prêtes à enserrer les hanches de sa blonde. Mais déclic soudain : elle ne lui appartenait plus. La main de Maven s’apposant sur l’épaule accompagna ce rappel qui le déchira.

Lentement il rabaissa ses prunelles au sol. Bouche entre-ouverte, perdue entre on ne savait quelles natures de méfaits sentimentaux. Ses mains en tremblèrent. Qu’il cacha avec urgence en fermant les poings. Revêtant son voile d’ignorance. Elle ne devait pas voir que ça l’atteignait. Et il reprit sa marche. Meneur, dévisageant pourtant dans un dernier regard les deux facteurs de sa douleur – surement seule et unique faille qu’il offrit dans son jeu d’acteur. Où s’imprégna dans son esprit cette unique vision des traits enjôleurs qu’elle offrait à un autre. Irrévocable harpon allant de part en part de son âme qui clôtura sa mesure. La voix rauque invoquant le mot de passe pour filer dans la salle aux chaudes couleurs. La mâchoire pourtant si serrée alors que les remontées acides de son enchainement à sa rupture saccagèrent le jardin de sa raison.
Elle avait le droit maintenant. Tu n’as plus rien à dire. Perfide garce qui s’osait à s’adonner à de pareilles réunions à deux pas de la Grosse Dame – où tous leurs camarades Rouge et Or avaient pu les admirer. Elle t’humiliera jusqu’au bout, mon pauvre.

S’engouffrant chez les Rouge et Or, la chaleur de leurs quartiers ne sut venir pallier à sa souffrance. Elle réussit plutôt à craqueler son masque qu’il laissa s’effriter. Ne pouvant le conserver plus longtemps intact - même si ce ne fut que de l’ordre de la seconde. Cependant encore pudique de son malheur avec lequel il gardait une forte exclusivité, il s’évada tout de suite vers son dortoir. Ou plutôt se mis à fuir. Maven ne le suivit pas. Les deux jeunes lions se connaissaient assez pour que l’Amérindien sache quand il devait faire profil bas et laisser son frère métisse seul. Surement le comprenait-il aussi d’une certaine manière, même dans son silence. Darius ne vérifia pas, ne supportant pas l’idée de pouvoir lire sur le visage de son frère d’une autre mère – comme le disait si poétiquement l’Amérindien – la moindre trace de compassion qui lui aurait tordue encore plus violemment le ventre.

Il resta cloitré en tête à tête avec lui-même pendant une petite heure. Non dérangé par aucun de ses colocataires – il se doutait que Maven avait dû jouer au videur en bas, et l’en remercia du fond de son cœur saigné à blanc. Se retrouvant ainsi encore avec ses vieux démons qui lui dévorèrent la raison. Tous naissants du même succube aux allures d’ange. Celle qui pouvait se vanter d’avoir été la seule femme qu’il n’avait jamais aimée. Phrase aux consonances idiotes certainement pour un jeune homme de dix-sept ans mais qui n’en représentait pas moins pourtant à son entité.
Et craqua dans son abattement à se retourner vers des soins aux teintes pourtant malsaines – Maven aurait surement hurlé s’il l’avait su revenir mentalement sur les effluves de la relation passé comme pour se convaincre qu’il ne les avait pas rêvés. Qu’elle lui avait bien appartenu. Arrête de faire le sentimental, tu ferais mieux d’avancer.

Mais c’était bien trop difficile. Jouant tout du long inconsciemment avec sa baguette entre ses mains. Le bois noir dansant autour de ses doigts dont il ne ferma la prise qu’à la remémoration d’un certain cours de Défense Contre les Forces du Mal. Ainsi ramenant à la vie son totem protecteur matérialisé en un nuage argenté - aux allures du petit bagnard à la frimousse vive. Sa Mangouste Rayée. Il garda son mutisme en observant le rongeur jouer sur les draps à une vitesse insoupçonnée à la vue de ses petites pattes. Fleuretant par-ci par-là, en retroussant sa truffe pour se dresser sur ses deux petites pattes arrières en des pauses regulières.

« Toi aussi tu la sens ta vipère hein ? s’amusa-t-il avec mélancolie, la main venant frôler sa tête dans une douce caresse. »

L’impression d’avoir un compagnon de torture, qui conserva sa nature imaginée en s’évaporant sous sa peau dans de fumeuses volutes cendreuses. A son abandon battant derrière l’animal les portes de ses désirs et les souvenirs de sa défunte relation. S’évanouissait dès lors leurs promesses communes de siéger l’un et l’autre à travers le globe. Cette curiosité peinte en or à la surface de leurs cœurs qu’ils avaient partagée dans leurs fous projets d’avenir, s’évanouissant au sein des tréfonds du temps dorénavant. Lui qui avait tenu en rêve de voir son sourire peint sous tous les paysages portés par cette planète. Allant des plaines gelées d’Europe du Nord, passant par les grands lacs nord-américains, jusqu’aux montagnes luxuriantes tibétaines ou encore les déserts arides du Moyen-Orient. Tous ces endroits qu’ils s’étaient promis d’observer main dans la main. Ces nouveaux ciels couvrant ces terres de pollicitations et d’aventures. La liberté délicieuse qui l’accompagnait. De n’avoir aucun compte à rendre si ce n’était aux étoiles, uniques spectatrices de leur amour et découvertes. Tu es seul maintenant. Accepte.
Alors il baissa avec lenteur la tête en résignation. Faites que cette lente agonie s’arrête.

La soirée avançant, il vaqua à ses occupations usuelles malgré sa mélancolie et son cœur lourd comme une pierre. Pourtant avançant comme il l’avait toujours fait. Tu t’en sortiras, je te le promets. Tonnant l’ordre dans ses veines de ne pas la laisser l’abattre, alors que miroitait sous ses yeux aveugles une forme de porte de sortie avec laquelle il se racontait les plus beaux contes depuis des années : partir. Plus que quelques mois et ce sera terminé. Point d’accroche surement pitoyable sachant que c’était la voie qu’ils avaient voulu emprunter ensemble. Mais la seule manière qu’il connaissait d’évader ses courbes de sa mémoire; sa propre aspiration solitaire, son exutoire. Emmurant tous ces moments qu’il souhaitait enfouir derrière chaque brique faite de ces nouvelles choses qu’il rencontrerait à travers le globe. Avec l’espoir que ce souvenir s’évaderait de lui-même de ce nouveau huit-clos de sa vie. Avec le temps, ça fera moins mal, crois-moi.

Il se retrouva ainsi dans la salle commune, le couvre-feu dépassé après avoir mimé au repas un semblant de diner – plutôt remplir son assiette sous le regard vigilent de Maven, pour en avaler moins de la moitié – et pris une douche. Les fesses enfoncées dans les ressorts du fauteuil dans lequel il siégeait par habitude depuis tant d’année. Sa place - comme un ordre accepté de tous. Ou une sorte de tradition où il avait réservé ce dossier à l’époque où la génération d’un an supérieure de lions avait sympathisé avec leurs deux cadets métis.

Amitié que l’anglo-italien avait béni des Dieux, étant la source de son premier lien avec la jeune femme qui avait captée tout son intérêt. Son attitude féline, le tempérament joueur qui venait rehausser tout son charisme sans parler de son corps qui se dessinait en d’habiles volutes à en damner plus d’un homme. Dont le jeune Belby qui s’était découvert y succombant au début de sa cinquième année – avant s’étant fait fervent admirateur de la mode « Jaïna n’est qu’un nid à problèmes », notamment auprès Maven qui trainait beaucoup avec la blonde. Le temps nous change bien, dis donc.

Il se souvint de cette époque bien plus simple. Le jeune brun retenu par timidité auprès de la jeune femme à en devenir, mais dont la proximité des deux protagonistes au grand frère de cette dernière avait fini par payer. Un esprit malin qui avait soufflé à la blonde la complexité des différents attraits que le jeune italien portait de sa benjamine – vendant la mèche en donnant une quinte flush royale à la jeune femme. Maintenant, tu fais ce que tu veux de ça, avait-il parié. Avec en face l’adversaire italien ne cherchant pas à bluffer. Il avait même dévoilé l’entièreté de son jeu, cartes sur table. Tournois payant puisqu’ils finirent par finalement se lier dans une sensualité amoureuse.

Mais à croire qu’il était attaché à conserver quand même certaines vieilles habitudes bien qu’il en fuyait d’autres – une partie lui ayant même été retirée par injustice -, il continuait à venir se loger dans ce fauteuil. Respect des traditions. Après tout même en le nom de l’Ecossaise il se refusait de tout céder. Et surtout faisait face. Reprendre sa vie après elle. Chose tout à son honneur bien qu’en deux secondes il en constata un double tranchant. Cette position spécifique donnant vision sur toute la salle, dont notamment un très accès visuel à l’entrée. Ce qui lui donna toute l’opportunité d’apercevoir s’enfuir une masse blonde, alors qu’il était en pleine discussion avec Maven de diverses améliorations à apporter sur leurs motos. Décrochant soudainement son regard de son meilleur ami pour le planter vers le trou dans lequel elle disparut avec précipitation. Il ne remarqua pas dans son geste les camarades environnant qui avaient suivis la direction de son intérêt soudain.

« Ca y va avec Henningson, on dirait, siffla l’un d’eux, secouant la tête dans une désapprobation singulière. Elle passe vite à autre chose MacLeòid. »

Appel au meurtre ou maladresse incontrôlée – à croire que Darius jouait bien son air dégagé -, le lion darda un regard sombre à ce camarade. Il ne prit pas conscience des gros yeux qu’offrait Maven dans son dos à cette même victime, l’intimant de se taire. Mais il était trop tard, le mal était déjà fait.
La pression s’éleva avec fureur chez le latin alors que ses entrailles bouillèrent. Impulsion caractéristique du Belby au sang-chaud, il n’argumenta pas sur la bêtise de son collègue. Tout comme il coupa l’herbe sous le pied de Maven, pour ne pas laisser ce dernier le raisonner d’intervenir. Ca suffisait maintenant. Il prenait bien trop sur lui depuis trop longtemps. Tacheté de cette étiquette de mec parmi tant d’autres qu’appliquait sur son front la jeune Ecossaise sans le moindre remord. Défends-toi, elle te prend pour un con.

Dents serrées, instinct de chasseur, et prêt à montrer le prédateur qu’il était dans toute sa splendeur, il ne répondit qu’à son sang qui ne fit qu’un tour. Propulsé sur ses pieds avec adresse pour dévaler la pièce. Geste dont il ne s’embêta d’explication. Il n’y en avait pas besoin. Il allait avoir une petite discussion avec elle, tout le monde le sut dès lors. Sa tête bourdonna. Animal et irraisonné. Tu l’avais prévenu pourtant. Qu’elle te gifle encore avec de l’irrespect et tu viendrais la mordre.
Même Maven n’esquissa pas l’ombre d’un mouvement pour le retenir. C’était trop tard. Elle vient d’atteindre l’une de tes limites. De grands pas avalant le dédale des couloirs dans lesquels il évoluait. Trop de regrets ternissant sa bienséance. Enfoiré de Henningson..! Il aurait dû le faire sauter par-dessus la balustrade. Jaïna avec tiens. Oui, il en était arrivé à ce point.

Il n’eut par ailleurs aucune difficulté à filer la jeune femme. Vif, et mesuré dans le bruit qu’il faisait. L’idée qu’il fallait la prendre sur le fait l’envahissant. Malsain, n’est-ce pas ?.. Comme s’il en avait un truc à foutre. Envie de haine, envie de sang. Il allait égorger leur dignité, sans même se contrarié du couvre-feu dépassé. Ni des disparitions récentes. Le danger à ce moment-là, c’était lui. Son autorité qu’il voulait être redoutée serait imposée ce soir. Qu’au moins une fois il puisse observer son reflet dans le bleu des gènes Ecossais, mêlé à la peine et la crainte.
Fureur passionnelle qui lâchait sa bestialité frustrée. Et dire qu’ils avaient couché ensemble deux jours avant. Il eut envie de cracher au sol, sali à cette remémoration. Jamais plus il ne se laisserait le bafouer de la sorte. Qu’elle aille se faire foutre seule, ou avec un autre ; mais sans lui. C’était fini.

Ses enjambées longues le guidèrent vers une salle de classe. Tenu ne pas être acteur du même scénario que deux jours plus tôt, il ne put s’empêcher de la mépriser. Sois plus originale et trouve d’autres endroits pour baiser, ma grande. Mais ralentit le pas. Oreille tendue pour confirmer d’avance ses suspicions, il ne fut pourtant pas satisfait. Appuyé contre le mur à quelques centimètres de l’entrée. Il enfila dans un premier temps la nouvelle casquette de guet. Prêt à bondir si l’autre abruti venait à apparaitre. Mais l’expérience s’avéra rapidement peu concluante. L’inactivité ne seyant de plus par à son teint en cette heure.
Alors, il opta au bout de quelques minutes pour entrer à pas de loup bien qu’elle ne tarda pourtant pas à la remarquer rapidement. Marquant la rencontre des orbes bleu au brun. Et l’approche de l’attaque – ou de la vengeance. Mangouste contre vipère, il était plus que prêt. Alimenté par une dangereuse jalousie.

« On dirait que ton rendez-vous t’a foutu un lapin. Que c’est dommage. »

Il ne cacha nullement la satisfaction dans sa voix. Glissant l’instant d’après lentement vers elle, son regard longeant d’un air dégagé la salle. Prenant soin aux pauses dans ce rendez-vous imprévu. Théâtral. Malgré ses poings fermés qui annonçaient la vraie nature que cette confrontation s’apprêtait à prendre.
Finalement il ramena son regard vers elle, jaugeant de sa beauté bercée dans les lueurs de la pleine lune qui ne lui fit pourtant rien. Les faibles rayons reflétés sur sa chevelure, léchant ses traits par la même occasion, se vêtant d’un faible châle à cet instant. Il s’appuya alors sur une table. Face à elle. Tendu. Chasseur.

« Surprise ? Désolé te ramener du réchauffé, s’insulta-t-il lui-même, inspectant de ses prunelles la silhouette féminine ; surement empruntes de dégout qu'il dévoilait sans scrupule. Alors comme ça, aux autres aussi tu leur fais le coup de la salle de classe ? »

L’amusement qu’il porta à demi-factice. Mais aux arrière-gouts pourtant menaçant. Ses yeux longèrent lentement les différentes allés de chaises alors qu’il se redressa agilement. Prenant sa hauteur comme pour lui rappeler lequel des deux dominait. Il plongea en parallèle négligemment ses poings dans ses poches. Jeu d’acteur mimant une attitude non concerné. Imposant même une distance, qu’il s’apprêtait pourtant à rompre pour lui sauter à la gorge dès qu’elle s’aviserait de parler. T’es allée trop loin, et tu le sais. Il était venu rendre les comptes.


Credits : Gasmask



Défis Réussis du Pack Gallion:
 
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Malle

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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyJeu 2 Aoû - 12:03

Beat me down but on the ground I stand.

Darius&Jaïna

Tu le sais, te tenir là à côté l'entrée de la salle commune, appuyé au mur dos aux escaliers, en face de ce crétin qui te parlait de Quidditch en vantant ses prouesses sur le terrain, ça allait alimenter tous les ragots de l'école. Un sourire en demi-teinte orne ton visage, faisant semblant d'apprécier ce qu'il te disait, en hochant de la tête en grand mouvement. Des "Oh" et des "Aah" qui sortent telle un automatisme, jouant la crétine intéressée alors que tu ne souhaites qu'une chose : l'avoir dans ta poche si jamais tu as besoin d'un service. Voilà à quoi t'en es réduite. L'esprit tourmenté ailleurs, à te poser les mêmes questions inlassablement. Les réponses devenant plus clair au fil du temps, torturer par la réalité des choses. Ces foutues arrangements familiaux, cette rupture, ce froid glaciale et cette boule au ventre en permanence... Non tu ne voulais pas de tout ça. Tu rêves juste d'un mot depuis quelques années, ce mot se nommant liberté.

Mais ce n'était pas en perdant ton temps avec ce crétin qui te suivait depuis le cours de métamorphose que tu irais bien loin. Levant les yeux alors que tu ne l'écoutes à moitié, tu te concentres sur autre chose pour retrouver le sourire, rêvant un instant au passé. Les seuls moments où tu as été vraiment heureuse et où il a été à tes côtés. Te perdant dans les seuls souvenirs réconfortants qu'il pouvait te rester, les yeux dans le vague, continuant de feindre que tu l'écoutais. Le cœur se resserrant, serrant contre toi le livre de botanique que tu tenais fermement. Tu t'empêches de laisser échapper un soupire, te retenant même de fuir à toute jambes, cesser cette image ridicule que tu renvoyais aux autres. Mais tu ne peux pas. C'est plus fort que toi, tu dois jouer, jouer quitte à perdre ceux à quoi tu tiens le plus juste sous prétexte de vouloir être la plus forte

Il n'y avait rien de glorieux dans tout ça, tu le sais. Et si avant, c'était ton passe-temps préféré, te jouer des naïfs, tu n'en ressens pas la même satisfaction. Promettre à ces idiots monts et merveilles alors que tu sais pertinemment que tu ne donneras rien. Tu t'aimes bien trop pour laisser ce joueur de Quidditch même pas doué te toucher. D'ailleurs, tu ne sais pas ce qu'il a pu dire, ou même se passer pour qu'il amorce ce mouvement vers toi, réussisse à frôler tes hanches avant que tu ne recules avec un sourire malicieux. Mais une malice toujours en demi-teinte, grise par ton jeu d'actrice. Feignant de devoir retourner dans ta salle commune pour réviser. Plutôt pour t'échapper.

Tournant les talons comme une princesse, tu traverses la salle commune sans trop oser regarder qui était présent -bien qu'il ne soit pas là. Ni lui, ni Maven. Un goût amer te revenant en songeant à tout ce que tu as brisé en une lettre. Tout ça parce que tu ne sais absolument pas gérer tes sentiments, ni même ce qu'il t'arrive. Détestant totalement ne pas avoir la maitrise des choses, malade de t'accrocher plus alors que tu as décidé de renoncer à lui. Le pas rapide, tu montes à beau monter les escaliers bien vite, tu les sens, ces regards posés sur toi en permanence. Pourtant tu ne baisses pas la tête, restant fière. Du moins, en apparence. S'ils pouvaient tous s'imaginer l'état de ton cœur et ton âme...

Seul ton frère savait, puisqu'il est ton seul confident. Maven n'avait que la surface de ton ressentit, bien qu'il pût se douter que si tu disparaissais de plus en plus pour t'adonner aux joies de la chasse aux dragons, ce n'était pas parce que tu allais très bien. Un trou béant régnait dans ton palpitant, impossible à combler. Et surtout que tu as toi-même provoquer. Ignorant jusqu'au conseils de ton faux-jumeau pour soi-disant préserver ce que tu avais de plus précieux. Quand on voit le résultat, il n'est pas glorieux. Pour lui, comme pour toi. Tu en viendrais presque à douter de cette décision, comme chaque fois que tu vas le déranger dans son sommeil pour le retrouver, l'espace d'un instant, retrouver cette être que tu aimes tant, communiquer sans mot tout ce que tu peux ressentir. Le seul qui a eu le mérite de te rendre un peu plus vrai.

Aujourd'hui, ce n'était plus qu'un vaste souvenir, brûlant dans tes entrailles. Ce souvenir qui te donne l'impression d'être engloutit sous les méandres de la vie, qui restait pourtant ta seule lumière dans tes ténèbres. Tu n'en n'avais pas totalement conscience quand tu as été confronter à ton premier dilemme. Il t'a fallu ce mois et demi pour comprendre. Pourtant tu continuais à jouer de cette manière dangereuse.

Seule dans le dortoir, tu aperçois le hibou de ta famille perché près de la fenêtre, sachant très bien qu'il ne s'agît pas de nouvelles de ton frère. Le cœur se serrant à nouveau, tu détaches le parchemin, ordonnant d'un regard de s'en aller. Quoi que contiennes cette lettre, tu ne répondras pas. Tu ne réponds plus depuis que les seules nouvelles sont pour programmer un mariage non voulu, tout ça parce qu'un héritier réclame son dû à ta famille. Tout ça pour des foutues dragons. Balançant le livre et ton sac sur le lit, tu t'assois sur le bord du lit, dépliant le parchemin avec soin. Quelques lignes écrites avec trop de convenance, même pour Feargus MacLeòid, traduisant ce froid qui s'était installé entre ton père et toi depuis l'annonce, que tu as refusé clairement ce petit arrangement, préférant finir six pieds sous terre plutôt que de te farcir un MacFusty toute ta vie. Ne donnant signe de vie qu'à Aedan qui devait donner des nouvelles aux autres, puisqu'il était le seul à comprendre ce foutu refus. TU n'es pas la seule fille du clan, qu'il se trouve une de tes cousines. Pourtant, par moment, tu te demandes ce qu'il se passera si tu ne trouves aucune solution, autre que celle de t'enfuir et de te faire bannir de ta propre famille.

Les yeux parcourant le parchemin, tes doigts se mettent à trembler doucement à l'annonce de ces nouvelles. Tu es cordialement invité chez les MacFusty lors des prochaines vacances, en décembre. Ils organiseront une rencontre entre toi et Eoghan pendant ce séjour. J'ai déjà accepté. Tu n'as pas a discuté les ordres de ton chef. Super, maintenant il se considère plus comme ton chef que comme ton père. N'ayant plus d'autre moyen que ça pour te maitriser que d'user de son statut de chef de clan. La colère s'empare doucement de ton être, chiffonnant le parchemin que tu lances sur le lit. Tremblante de rage à l'idée de devoir passer des foutues vacances sur cet autre archipel, devoir rendre ça officiel alors que tu n'en as pas la moindre envie.

L'appétit coupé, tu profites de l'absence de tes colocataires de dortoir pour laisser exprimer ta rage dans un cri, balançant ton livre de botanique contre la porte. Les traits déformés par la colère, tu attrapes un jeans et un petit haut dans ton armoire, filant sous la douche pour te détendre un instant. Mais même l'eau chaude sur ta peau, la buée et la vapeur n'eurent raison de cette colère. Frappant un bon nombre de fois sur le mur, comme si celui-ci était coupable de tout tes maux. Décidant que la seule manière de te calmer encore une fois, c'était la mauvaise manière. Tentacula résonnant dans ta tête comme une futur délivrance qui t'aiderais au moins à dormir cette nuit.

Revêtant avec hâte tes vêtement, tu sèches rapidement tes cheveux pour ne pas chopper la mort dans les couloirs. Tu passes dans la chambre récupérer un gilet que tu enfiles rapidement, enfouissant le parchemin en boule dans ton sac. Passant la porte avec hâte, sans te préoccuper des on dit de couloir. Sans t'occuper de voir les garçons dans la salle commune, l'air impassible sur le visage alors qu'en vérité tu bouillonnais de rage. Emportant avec toi sans le vouloir ces méandres qui te tourmente, te suivant sans même que tu ne le remarques. Toi-même préoccupé par cette historie de vacances chez les MacFusty. Mais qu'est-ce qu'il ne pouvait pas inventer pour te gâcher la vie ? Comme s'il ne te l'avait pas assez pourri en acceptant au nom des traditions cet arrangement.

Poussant la porte d'une salle de classe vide, tu restes un moment appuyant contre la porte, frottant tes yeux d'une seule main, alors que tu laisses à nouveau un soupire filer doucement. Pitié, achevez-moi, faites quelque chose. Non, il était hors de question que tu te laisses abattre. Cette seule pensé te fais secouer la tête avant de te mettre en route vers la table la plus au fond. Seul repère censé pour te laisser aller à une mélancolie dont personne ne sera témoin.

Sortant un parchemin vierge - après avoir bien entendu allumé une petite cigarette – tu en viens à te demander si tu ne devrais pas écrire à ton père un simple Je n'irais pas pour mettre un peu de feu aux poudres. Alors ta plume glisse juste pour ton frère, en ces quelques mots qui voulait tout dire. J'irais pas chez les MacFusty. Et s'il m'y oblige, je te jure j'me jette de la falaise. Ou dans la fosse à dragon. Quoi que non, ça fait trop mal. Mais je n'irais pas.

Tu as à peine le temps de ranger avec hâte le parchemin et de cacher ta cigarette sous la table quand tu entends la porte. Posant tes yeux sur celui qui vient troubler ta rage. Qu'Est-ce que tu fous là ? Haussant un sourcil en l'observant s'approcher, comme si tu allais être son prochain diner. Mais pas dans le bon sens du terme. Tu n'as même pas la force de lui offrir un petit sourire mauvais, comme il y a deux jours. Non, ta colère bloque le tout, offrant un regard vidé et un peu flou -la tentacula commençant doucement à faire effet. Pourtant, à aucun moment tu ne baisses les yeux. Restant la fière MacLeòid que tu as toujours été.

Tu roules des yeux, le dos appuyé sur la chaise alors que sans gêne, tu continues ton activité, prenant soin de refermer ton sac, d'y enfouir le parchemin. Il ne doit pas savoir. Habituée à ce genre de confrontation, mais pas avec lui. Mordillant nerveusement ta lèvre, un rire sarcastique s'échappe de tes lèvres. T'es loin du compte mon pauvre. Pourtant, c'est bien ce que tu cherchais à lui faire croire pour qu'il passe à autre chose, lui. Sans jamais toi réussir totalement à le laisser fuir. La complexité de la situation te rendant tout aussi dingue que la nouvelle qui t'étais tombé dessus il y a quelques heures. "- Dommage oui..." Toujours ironique dans ta voix, tu gardes ce rictus en coin, enchaînant malgré toi de la seule façon que tu connais. "-... Pas grave le prochain arrive dans même pas une heure." Comme si t'étais capable réellement de faire ça.

Une impression de déjà vue te prend, même si cette fois, tu as un mauvais pressentiment. Tu sais que ça ne finira pas comme la dernière fois. En vérité, t'es même pas d'humeur à le chercher sur le plan-là. Vidé de toute ton énergie, ne laissant que la vipère parler et agir. "- J'me demande bien ce que tu fiches ici surtout." Surprise, oui, mais tu ne peux pas lui avouer. Et si en temps normal, il aurait été une bonne surprise, ce mauvais pressentiment t'empêche d'avoir un peu de baume au cœur à sa vision, même s'il est toujours en colère. S'il est là, c'est que tu comptes un peu. " Oh j'avais pas le temps d'innover t'sais, en deux jours c'est compliqué de faire mieux. Et comme j'suis déjà en manque..." Perdant ce sourire sarcastique, n'en gardant que le ton, tu secoues la tête négativement. Portant une dernière fois la tentacula à tes lèvres, tu finis par reposer tes yeux sur lui. "- Tu me suis souvent comme ça ? Je t'obsède au point que tu viens voir qui je suis susceptible de voir la nuit ?" Mauvaise en tout point, laissant presque la rage que tu ressens, pourtant qui ne lui est pas destiné, se déverser. Sachant qu'en vérité, tu ne pourrais même pas en toucher un autre.



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Malle

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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyMar 7 Aoû - 16:29
Intrigue 1 : "L'attaque du Loup Garou"
ft. Jaïna MacLeòid
« Does it feel the same when he calls your name ? » ▬ DARIUS.

Darius ne fit même pas attention aux mouvements de la jeune femme dans son approche, bien trop aveuglé par la jalousie qui montait le long de ses muscles pour s’apercevoir qu’elle dissimulait quelque chose. Et de toute manière, même s’il l’avait vu faire, surement aurait-il encore une fois mal interprété les choses. Juste une nouvelle cachoterie de plus ou de moins qui s’accumulait sur la pile des faits qui jonchaient sa vie mais qu’il ignorait dorénavant – lui qui avait la nette sensation d’errer dans une ère de mensonges où il ne reconnaissait plus la vérité. Il doutait même à force de son existence.

Empoisonnée qui plus est de ces sentiments perfides qu’il aurait voulu pouvoir réfuter tant ils démontraient toutes ces choses auxquelles il aurait voulu échapper – dont le fait qu’il l’aimait encore en tête de liste. Impliquant par ailleurs ouvertement - et à la vue directement de l’Ecossaise - qu’il ne s’était pas détaché d’elle. Encore voué à sa personne avec l’empreinte de ses mains sur son cou, prêtes à l’étrangler dans la moindre infidélité pour ce culte voué la jeune MacLeòid auquel il s’était évertué. Tandis qu’elle refaisait sa vie sans lui. Gout de cendre en bouche. Sachant pertinemment qu’il regretterait plus tard à tête reposée ce face à face. Surtout qu’elle ne méritait pas son rôle d’origine de cette déferlante dans son cœur - témoin de cette affection qu’il lui portait encore malgré toutes ces choses à travers lesquelles elle le trainait.
Ca ne tient qu’à toi de tout arrêter tu sais. Mais il n’y avait toujours pas trouvé la moindre force – du moins, jusqu’à ce soir. Acceptant depuis le début de l’année cette soumission infâme dans une docilité sans égal.

A vrai dire, il avait été porté jusqu’à présent bêtement par cette volonté qu’elle le voit et lui assure qu’il était différent des autres avant et après lui. D’avoir compté. Lui qui était extrêmement fidèle, éduqué et élevé dans les fondements de la loyauté – envers une tierce personne, une idée, ou lui-même – avait renié une bonne partie de ses principes rien que pour ses beaux yeux. Leur regard azur frappant dans la pierre de son corps pour former une brèche à travers laquelle il était bien trop facile pour ses charmes de s’engouffrer. Et de le faire souffrir par la prise de contrôle de son cœur. Une relation pourtant si saine sur la longévité autrefois, mais qu’ils venaient à envenimer dans sa rupture juste par raison de ce désaccord sur leur amour. Et dans laquelle il avait pris pour rôle de faible. Lui l’aimant à la hauteur de tout ce que son être entier pouvait offrir, alors qu’elle n’appréciait finalement qu’une partie au sud de son torse – autant finalement que ceux d’autres visiblement. L’ordre entre eux devenu ainsi complètement bancal par leurs attentes respectives divergentes alors qu’il pliait toujours le genou sous ses volontés à elle. Mais plus maintenant. Ça devait cesser. L’ultimatum dressé sur le bout de la langue.

Dans un dernier regard en biais, longeant ce faciès qui n’eut pour ombre que de la déception et de la cruauté, il attendit calmement sa réaction. Ne démordant pas de ce dégout hostile qu’elle lui inspirait en ce moment même. L’idée funeste qu’elle puisse se joindre à un autre qui jouait du tambourin avec son estomac. Renversant ses entrailles qui se tordirent sous la nausée occasionnée. Heureusement qu’il avait la gorge nouée, sans quoi aurait-il surement vomi de la cigüe de par ses mots. Etouffant la flamme d’espoir qui luisait encore dans son cœur qui lui soufflait qu’elle pouvait lui mentir. Que c’était faux. Mais la vision qu’il avait de ce succube était devenue si impartiale et biaisée qu’il lui était fondamentalement impossible de lire correctement à travers ses gestes et ses traits. Art pourtant dans lequel il excellait avant. Mais il ne voulait plus y croire désormais tant il avait cru apercevoir l’ombre passée de leurs sentiments par moments – notamment dans leurs retrouvailles nocturnes. Ce n’était que des balivernes, s’était-il convaincu lui-même pour supprimer toute expectation susceptible avant qu’elles ne le fassent trop souffrir. Déjà qu’il n’avait plus rien si ce n’était sa carcasse vide et l’humiliation plantée au beau milieu de son dos…

Au rappel de cette dernière d’ailleurs, la rage monta. Comment pouvait-elle-même s’adonner à pareilles conneries et lui infliger un tel comportement et ses conséquences ? Signant là bien une dernière fois l’idée globale dans laquelle elle le confortait : elle n’avait jamais porté d’attention à leur relation. Et encore moins à lui directement – le pion ou le jouet sans doute. Son passé n’étant qu’un mirage auquel il avait cru mais dans quoi elle l’avait bien berné. Tranchant dans un affreux contraste trop saturé avec l’importance que lui lui témoignait chaque jour – le faisant même encore maintenant rien que par sa présence dans cette pièce.

Oui, lui ne pouvait nier, ni le cacher véritablement. Il avait été si honnête qu’il s’était même encré à cette Ecosse au lieu de partir un an à l’autre bout du monde. Sacrifiant ses rêves en les étouffant sous les beaux songes qu’il n’avait qu’à attendre un an pour qu’il puisse partir, elle à ses côtés, une fois leur diplôme chacun en poche. Elle t’as encore bien pris pour un con sur ce coup là hein ? Surement le connaissait-elle aussi assez pour savoir qu’il avait durant leur relation toujours été fondamentalement honnête. Le seul d’ailleurs dans cet échange à l’avoir vraiment été visiblement.

Ainsi, il se figea quelque peu en l’entendant rire. Ramenant un regard autoritaire dans ses yeux. L’envie de siffler sa désapprobation sous une pareille audace alors qu’elle devait demander pardon d’être une sale manipulatrice sans cœur qui s’était bien foutue de sa gueule et lui avait fait perdre plus d’un an et demi – de par leur relation qui se soldait sur un échec, et cette année qu’il aurait pu passer dans d’autres contrées. Tu en viens à regretter de l’avoir aimer, alors ? C’est que ça va vraiment plus. Dans sa tête venant être balayés tous leurs anciens bons moments. Ces caresses et ces bulles intimes de douceur pour lesquelles il se serait surement damné une fois la raison retrouvée dans quelques heures. Mais le regard transcendant dans le sien, il ne voyait sur le moment plus cette illusion si adorée. Juste ce démon. Sous sa hargne, le masque était tombé, frappant le sol en milles éclats dont ceux de son propre cœur. Le brun vacillant dans l’eau turquoise un instant. Surement comprit-il ce à quoi il allait renoncer ce soir à ce contact visuel. Mais l’aigreur le ramena à sa colère. La blonde en même temps l’aidant de ses harpons vocaux. Claqua alors sa langue, invitant la cavalerie du cyanure à se réveiller en lui. Fais-lui payer de te prendre pour un con.

Ses yeux se plissèrent pour la défier de répéter ces mots. Oubliant même leur dernière escapade à eux dans une même salle quelques étages en dessous. Les mots soufflés dans leur confrontation trois jours plus tôt qui l’avaient pansés de se dire qu’il avait été le seul à elle – et en elle. A vrai dire il ne voulait plus les écouter, doutant clairement de leur véracité. Surtout que maintenant, il ne savait plus démêler le vrai du faux dans cette soupe acide qu’elle lui servait chaque jour qu’il préféra dès lors se raccrocher à aucune de ses paroles. Aucune de ses gestes. Jaugeant son visage totalement sur la défensive pendant que des images de leurs propres ébats se mélangèrent de nouveau dans un caractère malsain par la présence d’autres hommes. Ceux qui auraient pu lui faire les mêmes choses que ce qu’il lui offrait, venir en ces cuisses puis s’adonner à leur plaisir et lui en procurant à elle. Ce mélange de bons procédés pour lequel il avait perdu son exclusivité, le rendant malade.

Il arqua un sourcil, sa tête penchant lentement sur le côté où coulèrent le long de son épaules quelques boucles brunes. Usées et abimées, à l’exacte image de son âme. Rongèrent alors ses prunelles boisées ces traits qu’il imagina baisés par un autre. Cœur vacillant à nouveau même si la malveillance s’infusait dans ses iris. Il hocha gravement de la tête en inspirant lourdement. La pleine lune éclairant leurs visages dans ses rayons d’argents pour apporter une certaine singularité à l’ambiance des lieux. Silencieuse mais d’une profonde animosité dont la tension tirait un fil de son cœur aux douces lèvres de la jeune femme. Il savait qu’elle répondrait. Il sentait le bout de son fusil sur la tempe. Mais ce sacrifice ne lui faisait plus peur. Se réconfortant de l’idée qu’il y avait des choses qu’il fallait apprendre à lâcher. Comme elle l’a fait en te larguant.

« C’est bien, donne-toi au premier abruti que tu croises. Ça t’occupe au moins. »

Malgré son impassibilité, ses poings se refermèrent plus intensément dans ses poches. Tant même qu’il put même percevoir ses ongles rongés esquinter la surface de sa peau, pendant que le temple sacré qu’était le corps de la blonde se marquait subitement de traces infectes qu’il crut apercevoir sous les reflets de l’astre plein. Le cœur implorant d’arrêter cette torture alors que se dessinait virtuellement diverses empreintes étrangères le long de ses courbes. Il fut pris d’un haut-de-le-cœur, la mâchoire serrée pour conserver, enfermé dans sa poitrine, l’organe qui battait à tout rompre. Prêt à hurler sous le supplice. Mais il était trop tard pour revenir en arrière ; Darius avait pris sa décision alors qu’elle était allée trop loin. Finis ça au plus vite, et dis-lui tout ce que tu penses. Ses idées ordonnées malgré la cacophonie de sa peine et sa colère dans son crâne. Pourtant, rapidement, de nouveau la seconde fut maitresse de lui. Meilleure alliée dans cette guerre où il devait marcher sur le champ de batailles, enjambant les corps à l’abandon de leurs souvenirs qu’il laissait derrière lui dans sa conquête de liberté.

« Et visiblement, je sais de quoi je parle, rajouta-t-il d’une voix rauque, toujours se dénigrant à demi-pensée. »

Oui, t’as été assez con pour la laisser revenir. Maintenant c’est fini. Il remonta de ses volutes fémines finalement ses prunelles brunes dans le bleu saillant de ses iris. Un premier début de tournis le pris, auquel il échappa en secouant quelque peu la tête. Comment pouvait-il encore lui donner ce pouvoir sur lui alors qu’elle le répugnait ? Cette vérité la gifla alors avec force. Assurant alors son rôle de chasseur parti en quête de la tête blonde pour la ranger dans le dossier du passé.
La joue picotant encore sous la main imaginaire, il conserva sa provocation muette. Ne voulant plus faillir face à elle et reprendre les rênes de sa propre vie. Détrôner le petit despote de ses sentiments qui n’avait rien à faire des sujets de toute manière. C’est pas comme si tu allais lui manquer alors vas-y.

C’est ainsi que, tranchant et mesuré, il contourna la table dans un pas. Un peu plus proche d’elle. Il continua sur sa lancée dans un second où il opta par la même occasion de passer finalement sa paume à la surface. Recevant le liquide nauséabond qu’elle déversait sur son âme à fleur de peau. Pourtant l’impassibilité gravant son visage. Bien trop implanté dans ce jeu acerbe à se faire mal mutuellement pour y faiblir comme la dernière fois. Il connaissait les règles et allait lui-même lui montrer quel adversaire il pouvait être. Se montrer plus blessant qu’elle juste pour le plaisir de ne pas céder et d’avoir le dernier mot. Cette fois-ci avec pour carte maitresse ce ras-le-bol de lui être esclave. Laissant se déverser ses sous-entendus acides qui trouèrent sa peau et sa cage thoracique afin d’atteindre l’essence de ses émotions déjà bien martyrisée. Mais il n’en montra rien. Finalement posant appui de ses fesses sur le bureau, les bras croisés sur son torse.
C’est quand elle lui laissa la parole qu’il se tarda pas à claquer sa langue sur son palais – tic de son agacement – avant de sourire dans un rictus mauvais accompagné d’un pouffement mêlé de mépris et cynisme.

« Tu t’obsèdes tellement toi-même que tu crois que c’est le cas pour tout le monde. C’est navrant. »

Premier mensonge. Il pensait à elle trop souvent pour son propre bien mental, il le savait. N’aidant par ailleurs en rien sa guérison. Mais il se rassura dans ces mots faux par la nature véridique qu’il était venu leur chercher à travers cette confrontation. Et la vengeance qui les accompagnait.

« Surtout que je venais juste vérifier si je me tape bien la salope notoire de l’école. Tu comprends sujet de santé publique, ajouta-t-il en haussant les épaules avec un air dégagé. »

Bas et gratuit. Mais dans le seul et unique but de reprendre exactement le ton qu’elle avait employé. Œil pour œil, dent pour dent. De plus, il l’avait assez vu à l’œuvre elle avec les autres pendant qu’ils étaient ensemble pour pouvoir correctement limiter et taper perfidement là où ça faisait mal. Elle n’était pas la seule à savoir faire mal, ni l’unique personne à exister dans ce bas monde : il fallait qu’elle le comprenne. Et il était bien décidé à la faire atterrir, avec violence en prime – envie dont il ne se cachait guère. Cette volonté cruelle de la rabaisser dans le creux du ventre, ainsi que de décrier ce train de vie qu’elle avait mais qu’il ne cautionnait pas. Et pourtant dans lequel elle l’avait embarqué, pieds et poings liés ; même son cœur. Il refusait d’avoir à continuer de la sorte.

« Après tout, c’est juste une histoire de cul entre nous, non ? Y a rien d’autre, alors ne te fais pas trop d’illusions. Tu seras gentille. »

Second mensonge sifflé avec vilenie bienfaitrice qui lui fit chaud au cœur. Bien qu’au fond de lui perça une faible lueur d’espoir qu’elle le contredise. Cependant, il savait par avance qu’elle n’en ferait rien. Et qu’elle allait sonner par confirmation à cette phrase le glas de sa torture et de ce qui les liait alors jusqu’à présent. Le pont entre eux allait s’effondrer ce soir.


Credits : Gasmask



Défis Réussis du Pack Gallion:
 
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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyVen 17 Aoû - 13:55

Beat me down but on the ground I stand.

Darius&Jaïna

Les yeux posés sur lui, tu n’émets pas le moindre son tandis qu’il s’approche, tel le prédateur ayant repéré sa future proie. Tu te retrouves en un instant à la place du chassé, voyant pour une fois combien cela pouvait faire mal. Ne voyant pas le mal que tu avais pu lui faire aujourd’hui, mais pourtant satisfaite de le voir ici, de savoir qu’il restait un petit coin dans la tête de Darius qui pensait un peu à toi. Pourtant, tu n’en tires aucun sourire de satisfaction ce soir, le cœur encore bien trop lourd des dernières nouvelles de ta famille. Figé dans une mauvaise humeur, l’envie te prend très clairement de le faire partir, qu’il te laisse tranquille, seule avec ta colère et tes feuilles de tentacula.

Si seulement tu lui avais dis... Aveuglée et toujours aussi persuadée que cela n’aurait rien changé, qu’il n’aurait jamais pu comprendre. Les raisons qui t’ont poussé à rompre un lien tellement fort te revenant au visage comme l’aigreur de ses paroles qui ne font qu’enfoncer encore plus cet état d’esprit. Détournant le regard un instant pour te perdre dans le paysage, fixant cette lune si ronde, parfaite sous tous les angles, un peu trop rêveuse pour ton propre bien. La mélancolie prenant part de ta vie, écrasant tout sur ton passage, ne laissant que de la rancœur, de la colère et un cœur brisé en mille morceaux encore dans les mains du Gryffondor en face de toi. Qui ne le voyait même pas, aveuglé par sa propre haine de ta personne pour l’avoir fait souffrir. Ce qui était totalement légitime.

Revenant à lui dans une lenteur qui trahissait totalement tes activités précédentes, tu ne peux t’empêcher de laisser échapper un rire sarcastique en secouant la tête. Un sourire déformé par l’agacement de sa présence ici. Pour une fois. Te ramenant à l’atroce vérité qui t’attends en cet fin d’année. Il aurait pu être ta porte de sortie, si tu ne t’entêtais pas à vouloir avoir raison. Pour au final penser que ton frère avait raison sur ce point : la plus grosse bêtise de ta vie, c’était cette foutue lettre, celle qui avait fait poindre des larmes qui n’étaient plus sortie depuis bien des années. Mais qu’est-ce que tu fous là ? Fuis-moi. Barre toi. Tu ne peux t’empêcher de laisser filer un soupire, fatiguée de cette situation stupide. Mais à aucun moment tu ne ressens l’envie de cesser de jouer à la connasse. Il n’y a de toute façon que comme ça que tu arriveras à le libérer de ta propre emprise. Enfin il faudrait aussi que tu arrêtes de l’allumer à tout bout de champs. Ca l’aiderait clairement aussi.

Balançant sur ta chaise d’un air toujours aussi absent, le visage fermé et froid, tu lèves les yeux en l’entendant déversé un peu de venin, ne te doutant même pas qu’il ne s’agissait que du début. Oubliant totalement tout ce que tu avais pu lui dire deux jours auparavant. Il en avait même oublié que tu t’aimais un peu trop pour coucher avec n’importe quel mec, offrir ton corps au premier venu. L’idée ne t’avais jamais effleuré, tu te respectes beaucoup trop pour ça. Tu t’aimes beaucoup trop surtout. Mais rien que l’idée qu’une autre paire de mains que celle du jeune homme te touches, c’était inconcevable, sachant pertinemment que le seul à te faire vibrer était en face de toi. Et qu’à présent, il te détestait. C’est bien, continue comme ça. Et pour l’aider dans cette manœuvre, tu en viens même à appuyer ses dires, mentir, le blesser encore plus toujours dans cette optique salutaire de le libérer de tes propres chaines. Incapable de faire autrement puisque trop attaché à lui, à vos souvenirs et à tout ce qu’il représente à tes yeux. Un futur que tu n’arrives plus à voir. Venant à t’écœurer de ta propre famille pour t’empêcher cette liberté d’agir et de penser comme une personne normale devrait le faire. Enchainer à des traditions moyenâgeuses dont la seule issue pour ne perdre personne de ta famille semblait l’horreur d’un mariage arrangé et faire une croix sur le bonheur qu’on appelle liberté.

Ton poing se serrant doucement sur les restes de ta cigarette, un nœud dans ta gorge se formant à toutes ses pensées. Refusant même d’imaginer cet avenir tellement terne et d’afficher clairement sur ton visage toutes ces choses que tu ressentais, restant fermé à la moindre émotion alors que ton pauvre cerveau semblait s’effondrer à chaque instant. Haussant un sourcil en secouant la tête. Mon pauvre, si tu savais.- T’as pas idée de comme je m’ennuie, ça me fait une bonne occupation comme tu dis.” Toujours sous cet air sarcastique et mauvais, les bras se croisant comme pour te fermer encore plus à lui. “- Faut bien que je profite de ce que j’ai appris. Je risque d’oublier si je ne m’exerce pas.” Les mots claquent dans l’air, n’ont aucun sens à tes yeux. Du vent, voilà ce qu’ils représentent. Le cœur battant un peu trop fort dans ta poitrine, semblant prêt à bondir sur la table, tu baisses quelques secondes le regard pour reprendre un peu de courage. Le courage de lui balancer des horreurs inimaginables à la figure, faire croire en prime qu’elles sont vraies.

Mais il enchaîne, te donnant matière à le torturer, encore et encore. Et si en temps normal tu en aurais joué pour l’attraper dans tes filets, cette fois, tu en useras pour faire mal. Réellement, quitte à te blesser par la même occasion, chacun de tes mots brisants ton cœur et ton âme dans cette tentative désespéré. Éteignant ce qu’il restait d’une flamme encore allumé dans ton cœur que l‘on nomme espoir, qui portait définitivement le prénom de Darius. A quoi bon l’entretenir si, au final, il ne fera plus partie de ta vie. Les doigts glissant sur tes avant-bras, le même rictus apparait que lui apparait sur ton visage à ses mots. “- Je ne sais pas ce qui est le plus navrant : mon obsession pour ma personne ou le fait que tu viennes jusqu’ici vérifier si je m’envoie en l‘air avec la première baltringue venue.” Calme, mais pourtant tout aussi mauvaise. Tu prends soin de ne pas trahir toute tes véritables pensées, laissant glisser le bout de ta langue sur tes lèvres asséchées. Roulant encore des yeux en l‘entendant t’insulter de salope notoire. Piqué au vif alors qu’une grimace s’installe sur ton visage, tu relèves enfin les yeux vers lui. “- C’est ça. Je suis une salope notoire doublé d’une nymphomane.” Une certaine rage te prend qu’il puisse encore penser une seule seconde que tu aies pu le remplacer. Laissant place à un flot d’idioties filant juste par haine.“Tu feras attention aux morpions du coup, je t’en ai peut-être refilé. Sait-on jamais vu que je me tape toute l’Angleterre en même temps.” Un rire mauvais s’échappe de tes lèvres, laissant glisser de ce même air. “- J’ai de quoi les soigner si tu veux.” De quoi le piquer un peu plus au vif. Le blesser un peu plus peut-être. Secouant la tête de tes propres mensonges, la gorge se serrant de plus en plus.

Mais ce fut la fin qui te blessa encore plus. La piqûre de rappel, ne pas se faire d’illusion. S’il savait que cela faisait presque deux mois que tu ne t‘en faisais plus, des illusions. Encore un peu plus peiné, l’envie de lui hurler toute la vérité te prenant pour qu’il arrête de croire que ce n’était qu’une histoire de fesses. Il n‘avait pas compris, mais à qui la faute ? Incapable de lui parler autrement qu’en le piquant au vif, allumant juste physiquement pour ne serait-ce qu’un instant ressentir un peu de vie dans ta carcasse qui se vidait de joie de jour en jour. Payant à présent le prix de toutes tes erreurs, les yeux fixés sur ta torture, laissant un dernier mensonge filé entre tes lèvres. Celui qui te coûte bien plus que le reste, prenant une inspiration à peine audible. “- C’est ça, que du cul. Rien de plus.” Un air détaché sur le visage, tu ne cilles pas quand tu te lèves de ta chaise, te perdant une dernière fois dans son regard sachant totalement ce que tu avais déclencher. “- De nous deux, c’est toi qui ne devrais plus te faire d’illusion.” Accrochant ton sac sur ton épaule, les membres tremblant sous cette impulsion qui t’as pris. Le cœur hurlant sur ta dernière faute, ton dernier affront, celui qui fait piquer tes yeux tes yeux dangereusement, alors que tu recules déjà vers la porte.

Les doigts se posant sur la poignée, prête à fuir ta lueur d’espoir sans pour autant te détourner de lui. “- Maintenant, si ça ne te dérange pas, j’ai d’autres dragons à fouetter.” Fuir cette confrontation te semblait l’option la plus logique, perdue dans les méandres de ta tristesse et de ta colère. Ne pouvant pas t’empêcher de glisser un sourire mauvais avant de partir. “- Faut pas que je fasse patienter les autres, n’est-ce pas ?” Appuyant ses dires et ses croyances sur les rumeurs qui se racontait sur ta petite personne. Disparaissant du cadre de la porte en reculant, pourtant persuadé que tu ne resteras pas seule bien longtemps. Tu n’en bouges pas tellement pour autant, marchant dans le couloir les mains plantées dans les poches de jeans à ruminer. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ? Désespéré par tes propres méthodes, mais ne laissant rien paraître de plus que cet air froid et quelques peu haineux en l’entendant revenir à toi. Et pourquoi fallait-il qu’il se fasse aussi bon bourreau que toi ?



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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyMer 22 Aoû - 20:42
Intrigue 1 : "L'attaque du Loup Garou"
ft. Jaïna MacLeòid
« Does it feel the same when he calls your name ? » ▬ DARIUS.

Chaque mouvement mesuré. Ses expressions et les mots pesés avec minutie afin que de la conjugaison de son attitude ne ressorte que d’ardents pics capables d’épingler la jeune femme à sa propre peine. Vengeur venu obtenir réparation, il ne voulait qu’une chose : qu’elle se sente aussi humiliée et meurtrie que ce qu’il était par sa faute. Comme bercé un peu stupidement dans l’espoir qu’il pouvait encore lui faire mal. Mais il comprit en l’observant de cet œil amer, sous les rayons d’argents qui léchaient sa peau d’albâtre, que jamais plus il n’aurait cette capacité. Le doute même d’avoir pu un jour être en possession de cette faculté s’immisça avec une perfidie moqueuse dans son être. S’alliant aux échos de son rire sarcastique qui rebondissaient sur les murs de cette salle vide. Le son en invoqua des frissons désagréables galopant le long son échine. C’était donc ça tout ce qu’il lui inspirait ? Il s’en renfrogna, le cœur serré encore un peu plus. Approchant l’organe de l’implosion – comme s’il n’avait pas déjà été malmené comme ça. Le moindre de ses membre tendu, il la dévisagea.

Tel un voile tombé à leur pied, la réminiscence de son ex-petite s’évapora. N’amenant sous iris bruns qu’une poupée molle et acerbe à la place. La lenteur de ses actes trahissant l’activité à laquelle elle s’était adonnée un peu plus tôt. Elle n’était plus bonne qu’à se défoncer la gueule. Et autre chose, après tout il n’était pas là pour rien… C’est alors qu’il vit disparait alors l’image de la taquine jeune femme qu’il avait aimée. Doux mirage s’envolant au creux de sa mémoire où logeaient encore les traces de sa vigueur et sa tendresse. Sa moue joueuse ainsi que le reste du piquant qui la caractérisait empoignés au col pour suivre la même porte de sortie. Elle n’avait de son ancienne elle que le visage et les courbes. Offrant ce temps féminin à des idiots qui n’étaient pas digne d’en caresser le moindre des angles.

Il saisit alors, conscience toute ouverte, qu’il ne reverrait certainement plus l’ombre de son ancienne amante. Partie en grandes enjambées tracées de mots bruns sur un parchemin qui sommeillait encore dans sa table de chevet, au bout du bras une large valise comportant la myriade de chimères qu’ils prenaient pour souvenirs ainsi que le murmure de leurs promesses définitivement mortes. Départ signé d’un vent violent qui claqua les portes de son propre cœur, et éteint la flamme de ses derniers espoirs. Sueurs froides sous cet air glacial qui caressa dans son imagination sa peau tandis que coulait dans son dos une poisseuse déception. Il n’eut pour seul option lui restant que de saisir la pelle lui-même pour creuser la tombe de ce passé et son adoration. Prêt à jeter ses sentiments dans le cercueil. Fardeau s’imposant à lui, mais dont l’éclair de lucidité lui intimait qu’il n’avait plus le choix. Elle n’avait plus rien de bon à lui apporter. Tout comme ne voulait véritablement se faire généreuse de quoi que ce soit à son égard. Alors à quoi bon s’attacher.

Il inspira. Ravalant la tristesse qui filtrait dans ses veines au deuil dans son être de cette femme qui lui était chère. Cynique envers ses propres expectations d’avoir pu juste une fois s’imaginer homme de cette nymphe qui les croquait bien avant lui par dizaine. D’avoir pu envisager un avenir. De l’avoir vu avec une évidence troublante porter l’écharpe de sa partenaire. Il ne lui resta qu’une pointe de colère, sous son visage qu’il scrutait. La beauté ressortissant sous l’astre lunaire. Comme un dernier adieu alors que revenait dans son corps les dernières cendres de sa colère. Il comprit qu’il ne lui restait plus de droits si ce n’était se lamenter sur les fragments de ses songes brisés. Il était temps d’avancer.

Ses yeux se plissèrent même quelque peu lorsqu’il la couva d’une paire d’yeux critiques pendant qu’elle se balançait sur la chaise d’un air dégagé. Dernière marque d’irrespect dont il voulut se faire raison de sa décision. Dans un silencieux adieu, où son âme se déchirait de milles partes, il fut une nouvelle fois poignardé par son ignorance. Elle se moquait bien qu’il puisse être là. Froide, distante, ne laissant paraitre que la bonne génétique qu’elle possédait et une moue tachetée d’agacement. Il perdit toute patience et attaqua. Les mots sortant dictés par sa colère. Mais aussi profonde rancune qu’elle lui fasse subir tout ça.

Il se savait homme honnête et loyal – on l’avait éduqué ainsi. Surement le moins intéressé de ses jouets pour sa plastique. Plutôt même le leader de ceux qui s’étaient attachés profondément à son être - du moins ce qu’il avait cru être Jaïna MacLeoid. Il en avait même pourvu toute leur relation de sincérité. Engageant sur la table tout ce qu’un garçon avait à offrir. Et pourtant finissait trahi. Avec ce sentiment d’avoir été qu’un maudit objet jetable. N’en resta alors qu’une intense amertume ; il lui en voulait terriblement. Elle s’était tout bonnement moquée de lui. N’avait-elle pas pu le laisser tranquille et se jouer des personnes de même nature qu’elle ? Au lieu de s’en prendre à une cible dont elle détruirait tout l’antre de son âme. Non, bien sûr que non. Ce ne devait pas être assez drôle. Pas assez destructeur. Ça ne devait pas faire assez mal.

Sous la chape de ces révélations qui brûlaient à vif sa conscience, il ne bougea pas. Cherchant à récupérer un peu d’égo encore. Sa fierté qu’elle avait prise mais aussi ses droits de liberté. Il s’était décidé à ne plus plier le genou face à elle. Ne lui laisserait plus l’opportunité de lui marcher dessus. Elle avait été détrônée. Se faisant de sa volonté la tête de la rébellion venue chercher la tête de cette ancienne reine. Et terrasser tous les mensonges de l’année qui s’était écoulée peu avant. Silencieux toujours en la scrutant du regard alors qu’elle lui répondit sur le même ton - sa langue de vipère chargée de mauvaises intentions. Il s’accrocha tant bien que mal pour ne pas laisser la jalousie l’emporter, la filtrant comme il put juste pour en récupérer le concentré de haine dont elle se composait et s’en abreuver davantage.

Ce fut à son tour de répondre d’un pouffement sardonique. Cachant tant bien que mal à quel point le fait qu’un autre puisse cajoler le même grain de peau qu’il avait connu le rendait malade. Mais il n’avait plus à se battre pour le titre de propriété. Et si se salir des corps de pareils abrutis lui plaisait, très bien, il n’allait pas la contredire. Hochant simplement la tête quand il reprit une inspiration il revint, assassin, à son visage. Et ne fut que peu surpris de ne pas croiser tout de suite son regard. Le bleu baissé alors que le brun venait couver son visage. Mais pris finalement ceci comme un dernier signe d’ignorance. A l’heure actuelle chaque geste criant à une nouvelle provocation.

« Oh, vraiment ? Et dis-moi, ils ont aimé le fruit de ton entrainement ? Que je sache si je peux entrevoir un avenir professionnel dans cette branche. Quand on a un don, autant en faire profiter du monde, tu ne trouves pas ? »

Il retroussa pourtant du nez. L’idée de devoir toucher une autre femme lui soulevant le cœur. Mais visualisation nécessaire en cette heure pour ne pas sombrer et réclamer un peu plus la clef libératrice de ses propres chaines. Comme si le dire à voix haute rendait les choses plus réelles – plus pour lui d’ailleurs qu’elle, puisqu’elle n’en avait que faire.

« Je suis généreux, je sais, ponctua-t-il dans un haussement d’épaules. »

Un relent désagréable remonta le long de sa gorge. Il se rendait finalement lui-même nauséeux, mais ne pouvait plus aller contre. Sentant encore la sépulture fraiche de leur amour à ses côtés. Ou plutôt du sien. Il devait s’y faire : elle n’était pas à lui, ni pour lui. Une autre prendrait cette place à son bras, il lui fallait maintenant l’accepter. Il balaya alors tous ses remords quand elle l’attaqua encore sur la raison de sa présence. Insulté sous sa raillerie, avec l’envie d’hurler que oui, ça l’obsédait et qu’elle pouvait bien en rire si ça lui chantait. Que oui, il était révulsé à l’idée qu’un autre puisse ne serait-ce que l’effleurer bien que pour elle il n’était qu’un pion. Mais l’illégitimité de ces mots les garda coincés dans sa gorge, ainsi que le choix fait plus tôt dont il savait que sa fierté dépendait dorénavant. Il ne contint pourtant pas à une remarque glaciale –complètement remonté, le sang bouillonnant - en réponse à l’injure qu’elle réserva pour ses amants qu’il prenait aussi pour lui :

« Laisse-moi le plaisir de rencontrer avec qui je partage ma table, railla-t-il dans un mensonge. Après tout, c’est assez intime comme lien de partager le même tr-… mais il ne put se résoudre de parler ainsi d’elle - de lui manquer autant de respect - et ravala ses mots en secouant la tête après quoi il inspira comme à deux doigts du malaise et se reprit finalement dans un sourire amer : Mais c’est sûr ça doit un peu te dépasser, après tout, je ne suis moi aussi qu’une baltringue. Et pas la première venue lundi dernier d’ailleurs, c’est triste. »

Se cachant derrière une autodérision factice, il ne put pourtant s’empêcher de se sentir encore une fois complètement rabaissé. Il laissa alors une pause planer en se mordant la lèvre pour ne pas hurler contre cette humiliation alors qu’il n’avait juste eu pour seule bêtise d’être amoureux. Et dire que pourtant à l’époque, il s’était protégé comme il avait pu pour ne pas finir ainsi. Ayant soudainement l’impression de n’avoir justement, par ce comportement, été qu’un trophée de chasse au bleu des yeux de la blonde.
Mais il ne garda pas la suffisance provoqué par sa revanche personnelle prise lorsqu’elle grimaça à son insulte. Teintant ses lèvres d’un sourire satisfait sur l’instant. C’était un prêté pour un rendu. Surtout se complaisant en l’examinant enfin réagir, ce qui apaisa quelque peu sa douleur.

« Non, mais je ne te juge pas hein, mentit-il avec un air dégagé, c’est bien comme passe-temps. Au moins tu me diras ça rentabilise tes potions. »

Pourtant elle n’abandonna pas la joute verbale. Et le blessa encore une fois en se raccrochant aux allusions de ses rapports avec d’autres. Le rire mauvais en poupe pour l’atteindre un peu plus, il se redressa quelques peu en claquant la langue sur son palais. Elle était douée et savait définitivement où taper, n’arrivant même pas à la berner malgré son air dégagé qu’il avait calqué. Il s’en indigna intérieurement : elle savait qu’il était jaloux, il pouvait le voir dans son regard tandis que se drapaient ses traits de malveillance. Revenant le piquer ainsi que le ramener au peu de considération qu’il avait à ses yeux. Elle n’éprouvait même pas un remord. Pire, elle s’en amusait. La hargne lui prit la bouche de nouveau alors que la colère lui piquait le nez. L’impulsion dans le corps qui lui fit voir rouge et crachoter avec mépris :

« Ça ira pour les morpions, merci. Tu sais, j’ai conscience de ta réputation depuis plus d’un an. Ça fait bien longtemps que je prends mes dispositions. »

Sur quoi, il finalisa sa phrase par un sourire dédaigneux. Quitte à ce qu’elle vienne salir leurs souvenirs, il pouvait lui-aussi s’offrir ce luxe aussi. Tout de moins, tant qu’il était remonté contre elle. Ce qu’elle n’apaisa bien entendu pas en confirmant finalement ses propres dires. Comme récupérant l’arc qu’il tenait pour lui décocher une flèche en pleine poitrine, il sentit le harpon rentrer dans sa propre chaire sous la forme de sa voix claire et assurée. Ainsi que ses propres mouvements. Il ne distingua pas sur son visage le mal qu’elle eut dans ce mensonge. L’esprit bien trop occupé à gérer cette nouvelle injure.

Et comme toujours, il n’était au bout de ses surprises. Son cœur battant plus fort, il l’observa se lever. Elle prit même l’audace de rencontrer son regard alors qu’elle assainit une seconde lame. Plus violente cette fois. Il n’eut le courage de cacher dans un premier temps sa surprise à ce nouveau carreau. Abasourdi surtout sous le sous-entendu qui y était niché. Le regard la dévisageant un instant, bouche entre-ouverte qui ne sut extirper le moindre mot. Comme s’il se trouvait incapable d’en formuler le moindre. Mais plutôt le cerveau en pause sur un fait qu’elle venait de lui balancer : elle était consciente de ses sentiments. Deux mains divines vinrent alors s’enserrer sur son col pour nouer sur sa gorge. Fixant le marbre de son visage avec hébétude mais surtout incompréhension. Vint se dépeindre sous ses prunelles tout la dimensionnalité de la cruauté de la jeune femme. Ainsi que le poids insignifiant qui étiquetait son nom dans son cœur.

Les images de leurs derniers ébats devinrent moqueuses. Elle s’était servie de lui. Sans le moindre regret de partager le lit d’un homme encore épris. Bien sûr que non, c’était bien plus simple. Peut-être était-il même sa solution de facilité quand aucun autre poisson ne mordait. Une nouvelle fois dégradé dans son entièreté, il ne supporta pas ce dernier affront. Troquant sa raison contre une rage orageuse, il prit la suite de ses pas, ignorant le dernier venin qui coulait encore. Ça en était assez, il n’en accepterait pas davantage. Elle avait dépassé les bornes.

Impulsion maitresse de ses gestes il ne lui fallut pas plus de quelques enjambées pour la rejoindre et lui attraper le poignet. L’obligeant ainsi à se tourner et lui faire face. Il devait mettre un terme à tout ça. Dans l’action ne prenant même pas la peine de vérifier sa force. Bien trop en colère pour s’en soucier et surtout plus maitre de lui-même. Il allait lui regretter autant que lui leur alliance passée.

« T’inquiète pas ça va pas durer encore trop longtemps, annonça-t-il d’une voix glaciale. »

A nouveau plantant son regard sur le sien, il ne lui laissa pas le temps à un hoquet de surprise pour lui coincer même le menton dans la jointure de son pouce et son indexe. Pourtant dans un instant d’obsédé par l’envie qu’elle le voit. Qu’il existe dans son monde. Mais ne fut pour autant pas plus apaisé quand il aperçut son propre reflet dans ses yeux.
Il ne dissimula pas le dégout qu’elle lui intima sur l’instant. Même plus réceptif à la proximité de cet amour déchu qui lui laissait en gout de cendre. Elle n’était qu’une sale garce. Rênes de son être aux mains de la ciguë qu’elle-même avait provoquée, il se masqua d’une froide impassibilité où tranchait son regard flamboyant d’une profonde haine. Elle s’était servie de lui comme d’un pantin. Froissant et souillant ses sentiments sans le moindre état d’âme.

« Que ce soit bien clair : tu pourrais crever la bouche ouverte que j’en aurais rien à foutre. Plus maintenant en tout cas. »

Mensonge éhonté qu’il pensa cependant fortement sur le moment, il la lâcha sans plus attendre. Quittant sa peau avec la mine répugnée presque de se sentir encore à sa proximité. Mépris dans les prunelles, il se découvrit assez de haine pour se vouer au fond de son être à cette violente envie qu’elle n’ait jamais existé dans sa vie.

« C’est bon, tu peux aller te faire foutre autant que tu veux, je m’en care. Mais n’imagine même plus pouvoir venir me voir. C’est clair ? »

La rupture était énoncée, sans aucun remord.


Credits : Gasmask



Défis Réussis du Pack Gallion:
 
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Malle

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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyMar 28 Aoû - 22:45

Beat me down but on the ground I stand.

Darius&Jaïna

Les doigts glissant sur tes tempes, tu pries tous les dieux existants ou non pour qu’il ne fasse que passer à côté toi en râlant sa colère. Finissant par t’ignorer comme tu veux qu’il le fasse depuis le début de l’année. Totalement résolue dans ton fort intérieur de ne plus faire de débordement comme tu le fais si bien depuis le début de l’année. La tête semblant prise dans un étau, tu sens celle-ci se serrer encore plus fort, surtout quand Darius te force à te retourner de ce geste, attrapant ton poignet entrainant une légère douleur de celui-ci. Te refusant de montrer une quelconque douleur physique, ou même mentale en vérité. Un masque froid et impassible que tu ne feras tomber sous aucun prétexte. Frissonnant à son ton glacial, parcourant tes veines doucement. Alors finis moi pour de bon tout de suite. Tu aurais pu l’implorer de t’abattre vu ce qu’il te restait. Mais il ignorait tout, tout ce que tu portais sur tes épaules, tout ce que tu aurais voulu lui dire qui t’aurait imposé de faire un choix crucial ici même. Encore trop persuadé de pouvoir tout régler à l’amiable dans ces histoires de familles stupides.

Et alors que chacun de ses touchés n’aurait dû être que douces caresses, ses doigts enserrant ton visage te donne une sensation de brulure à vif, plissant un instant les yeux le temps de t’habituer. Mais même quelques secondes plus tard, les picotements restent violents, alors que tu plonges ton regard dans le sien, tout aussi froide et aussi hautaine qu’au départ, tranchant avec ton palpitant qui semblait vouloir sortir de ta poitrine pour rejoindre son propriétaire légitime. Ne soit pas stupide, tu vois bien que c’est clairement une rupture. Tu ne cherchais que ça depuis la rentrée, tu l’avais bien mérité. Mais ce que tu n’avais pas prévue, c’était la douleur insoutenable que cela pouvait te faire. Œil pour œil, dent pour dent. Tu avais un aperçu de ce que lui avait pu ressentir avant la rentrée en fin de compte.

Et ses mots tout aussi cruels, n’allant absolument a cet homme qui avait encore un peu de pouvoir sur ton mentale. Mais qui ne le savait même pas, puisque tu t’entêtes encore à être la plus forte, celle qui faisait les choses sans pitié. Un rire sarcastique s’échappant de tes lèvres alors que tu cherches à chasser sa main au plus vite de ta peau. Arrivant à peine à la repousser alors que tu lèves un instant les yeux pour cacher le peu de brillant qui envahissait ta vue. “- Lâche moi.” Laissant un ton froid et sec sortir de ta bouche. Tu recules d’un pas, saisissant l’endroit où t’as pris de ta propre main, glissant le long de ta nuque comme pour passer du baume là où la brûlure se faisait encore intense. “- Alors dégage. Dégage. Fous moi la paix au lieu de me stalker comme un abruti et m’dire de la merde.” Une forme de rage s’échappe à travers tes mots, alors que ton esprit pense totalement le contraire, rattacher aux paroles de ton frère. Il aurait pu être ta liberté. Mais tu l’implores de partir, de te fuir, de ne plus revenir à toi.

Confrontant une dernière fois son regard aux siens, laissant des mots que tu ne penses même pas une seule seconde s’échapper dans un flot incontrôlable, juste dans le but de te protéger. Non perturber par un premier bruit de casse venant d’un couloir un peu plus loin. D’autres élèves en dehors de leurs dortoirs, probablement. “- Va-t'en alors. Qu‘est-ce que tu fais encore là ? T'espère encore ?” Tu te poses les questions à toi-même à vrai dire, espérant encore dans un coin de ton âme qu’un miracle se produise. Mais avec toi, Jaïna MacLeòid , rien n’est jamais simple. “- Très clair. C’était plus dans mes intentions de toute façon. Je suis passée à autre chose.” Mensonge qui envoi ton cœur au fond de ta gorge, brisant alors en un milliard de morceau le peu de conscience qu‘il aurait pu te rester. Amorçant un geste pour passer à ses côtés, annonçant que tu partais dans une tout autre direction que la sienne, tu marques pourtant un arrêt à ses côtés, baissant le regard en sa direction, avant de le relever face à toi. “- C’était que du vent, de toute façon.” Comme pour le conforter dans ce choix, prête à le laisser filer vers son avenir alors que le cœur serré, tu te lances dans la gueule du loup. Dans cet avenir que tu n’arrives plus à voir aussi lumineux à présent. Perturbé dans tes pensées par le vacarme provenant de plus loin.

Pourtant, quand tu entreprends de continuer ta route, un nouveau bruit t’interpelles, un peu trop violent, un peu trop suspect pour ne pas être remarqué. Un grognement s’en suivant qui te fait hérisser les poils d'un coup alors qu'un très mauvais pressentiment te parcoure d'un coup. Fronçant les sourcils alors que tu attrapes un peu fermement la lanière de ton sac, tu recules doucement, arrivant à nouveau à sa hauteur. Les grognements se faisant plus audible, plus présent, plus stressant. Mais le bruit que tu viens d’entendre - si ton esprit ne l’a pas inventé - tu sais qu’il ne présage rien de bon. Tu en viens à ne même plus écouter ce que Darius peut te dire, trop perturbé par l’ombre qui se dessine sur le sol devant toi, sans même voir ce qu’il vous attend encore. Tu remarques tout de même au visage du Gryffondor un agacement profond en plus de sa grande colère, peut-être pensait-il que tu cherchais juste à te dérober. Qu’il n‘avait pas entendu. “- Darius...” Tournant un instant le visage vers lui, faisant juste le signe de se taire.

Tu recules encore, n’arrivant pas totalement à distinguer ce qu’il se passe, n’ayant pas franchement envie de te la jouer aventurière d’un soir, mais les battements de ton cœur s’accélèrent au fur et à mesure que les secondes passent, s'emballant d'une façon pas particulièrement agréable. Tes doigts attrapant ta baguette dans un réflexe, tu te forces à encore faire un pas en arrière, tremblotante, le regard figé sur la bête qui apparait derrière le Gryffondor au bout du couloir. Ton regard semble s’horrifier d’un coup, les mots semblant s’évanouir dans ta gorge, n’ayant que pour dernier réflexe avant de penser à la fuite que d’attraper la main de Darius - malgré tout ce que tu as pu lui infliger - l’intimant malgré tout de te faire confiance sur ce coup-là. Non tu ne cherches absolument pas à te défiler de la situation, il fallait alors vraiment fuir..

Des créatures fantastiques, tu en as croisé pas mal sur ton île. Même si ton pire cauchemar reste les acromentules, tu sais qu'il ne faut jamais sous-estimer les bêtes. Et là, si ton instinct et ta mémoire ne te fais pas défaut, tu sembles reconnaître rapidement à quoi vous avez affaire. Un loup garou à l’école, on aura tout vu. Le bruit de la respiration de la bête se faisant plus forte, traquant ses prochaines victimes qu’elle semblait désigner alors que tes yeux croisent les siens par-dessus l’épaule du brun. Le grognement du loup s’entendant alors que la bête semble s’être décidé de se mettre à table. Un tremblement te prend et avant même de réfléchir plus, tu sers un peu plus fort la main de Darius en soufflant doucement "- Cours."Le ton froid, mais néanmoins apeuré, des sueurs froides te prennent, glissent le long de ton dos, te donnant cette décharge électrique dont tu as besoin pour enfin te bouger.

Tu ne sais même pas si tenter un sort servira à quelque chose. En vérité, t'en sais assez sur les loups garous pour savoir qu'à vous deux, vos chances sont plus que mince. C'est alors que tu l'entraines alors que tu entends le loup s'approcher de plus en plus, sentant ton cœur s'emballer encore plus. T'oses tourner la tête dans ta course, ralentissant un peu celle-ci. Bordel Jaïna, t'es sportive pourtant. Tu ne réfléchis pas vraiment, tu espères juste qu’avec un gros coup de bol, vous vous en sortirez vivant et que vous pourriez reprendre cette grosse dispute là où elle en était. Ne parvenant qu’à cette conclusion : il fallait tenter quelque chose, sinon vous serez cuit tous les deux.

Toujours avec la tête à moitié tourné, tu ne lâche pas la main de Darius qui courrait un peu plus vite que toi, mais qui n'était qu'à un pas devant toi. Tu retournes ton regard à nouveau devant toi, te sentant rattraper par le loup, alors que dans un geste qui un peu irréfléchie, tu balances à l'aveuglette un "Bombarda !" Dont tu ne sais même pas la finalité. Tu n’entends que le mur derrière toi exploser, puis s’effondrer, espérant ralentir la course de la bête sur son passage à cause de la fumée, vous laisser le temps de fuir. Laissant encore tes pensées s’emmêler alors que la fuite ne faisait que commencer. Un goût amer de regret dans la bouche aux vues des dernières paroles que tu lui a dédiées et que tu n’as réellement jamais pensé.



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Malle

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Intrigue 1 : L'attaque du Loup Garou [ft. Jaïna MacLeòid] EmptyJeu 6 Sep - 0:40
Intrigue 1 : "L'attaque du Loup Garou"
ft. Jaïna MacLeòid
« Does it feel the same when he calls your name ? » ▬ DARIUS.

La myriade de mensonges s’envola dans une nuée soudaine grotesque pour ne le laisser qu’en présence du son aura démoniaque. Décousant un à un leurs moments, les retrouvailles physiques en lesquelles il avait puisé jusqu’au fond de sa sincérité pour lui complaire. Se compléter de manière charnelle sur les braises de cette stupide passion qu’il avait vouée à l’aveugle à cette jeune femme. Comme le plus grand des imbéciles, il comprit sur l’instant qu’il avait de lui-même tendu les poignets depuis la rentrée. Rendu sous l’impulsion de ses sentiments tel un prisonnier de guerre qui acceptait sa cellule et l’attachement à son âme ardente – cette dernière brûlant par désir sadique plus que par amoureuse luxure. Mais il avait été gavé par sa propre conscience dans l’espoir qu’elle n’ait jamais menti comme on l’en avait averti pourtant tant de fois. Recancanèrent dans son dos ces moqueries ; elle n’était pas faite pour lui. Sa foi, contraire, aux allures de bêtes prières qui au fond n’avaient visiblement jamais eu de vrais échos chez les divins pour ne donner raison qu’à ces juges honoraires.

Ainsi la brume aveuglante s’était levée. Lui démontrant son masque de cruauté à la palette de couleurs aussi bilieuse que l’était celle de son cœur. Pierre dans leurs poitrines tous deux ; l’un de lourde douleur, l’autre dans sa nature de persécutrice au visage d’ange. C’est alors qu’il se sentit incroyablement trahi. Et désœuvré alors qu’il avait tant donné. Sacrifié sa liberté à son bénéfice. En l’honneur d’un nous qu’elle avait abandonné après y avoir mis le feu, pour retourner encore maintenant la cendre. Et dire qu’il s’était ancré à ce royaume britannique pour ne pas la quitter tandis qu’elle n’avait pas hésité une seule seconde à tourner les talons de la pointe de sa plume et marqué du tracé de ses mots bruns ses adieux. Surement, même après, rieuse de l’offrande naïve qu’il avait confiée en ses griffes. Lui, son Prométhée de l’instant à la poitrine arrachée, cœur battant à même l’air alors qu’elle vêtait l’habit de l’Aigle du Caucase pour en faire son repas. Jour après jour, dégustant le moindre ventricule ou artèr jusqu’à y sucer la dernière miette de son amour – et de sa vitalité par la même occasion. Un gout amer lui revint en bouche, il s’était rendu malade pour une garce. Violenté par l’insignifiance avec laquelle elle le regardait, torture au-delà même de l’humiliation. Il avait aimé un monstre.

Le pire en cette heure fut qu’elle se paya jusqu’à la dernière minute le luxe de le narguer. Et dire qu’elle avait pourtant conscience de n’être qu’une foutue harpie fondant sur sa triste personne pour lacérer un peu plus son être. Claquant sous cette vérité le fait que la honte ne l’étouffait guère. Surement ne méritait-il même pas qu’elle se sente fautive de quoi que ce soit. Lacune de considération quelconque qui le fit perdre totalement pied alors qu’il chevaucha en tête de la cavalerie fulgurante de sa véhémente envie de vengeance. Et de fin aussi.
Prêt enfin à cracher sur elle et ce semblant - visiblement – de rapport qui les avait liés. Sur le moment il regretta même ces associations diverses de leurs deux êtres. De quelque nature qu’elles furent. Son corps marqué soudainement par sa crasse railleuse. Peau ensevelie dans les gluantes infamies de la déception et du dégout. Jamais il n’avait pu penser une telle chose venant de cette femme pour laquelle il se serait damné sans hésiter. Voué autrefois corps et âme à offrir sur un plateau d’argent sa propre tête s’il l’avait fallu. Mais ce soir, même leurs souvenirs ne lui évoquèrent que relents acides et marées gastriques belliqueuses. On savait que l’amour était proche de la haine, et il tendait dangereusement vers le second.

Ses muscles bien plus tendus quand il la cueillit et qu’elle se fit bien trop fière encore. Froide. Audace de tenir son regard de ces yeux perfides qui lui tournèrent encore l’estomac – mais pas de la bonne manière cette fois. Il vit dans ces étendues bleues enfin le reflet des monstres marins railleurs contre lui dans leurs rictus malveillants. Orbes perdant leur mystique beauté dont il raffolait auparavant. Seules ces ombres restant le dessin ses traits. Tout chez elle n’avait plus rien de doux. Plus rien de beau. Plus rien de ce qu’il avait aimé. Et il se décrocha du mirage qu’il avait adoré. De celui qu’il avait enlacé et caressé. Et il ne lui appartiendrait plus encore longtemps. Tête compressée sous la pulsion à laquelle rugissait sa hargne pour briser le dernier sceau et venir embraser le corps de la blonde dans un irrespect à l’égal de celui qu’elle abattait sur ses épaules.

Blessé profondément par l’une de ces rares personnes qu’il avait vu pilier de sa vie. Pièce fondamentale des paysages de son passé, son présent et - il avait tant voulu - son avenir. Mais leurs mains se détachant dans les vallées du temps où il apercevait enfin l’ombre à cornes de l’Antéchrist que son corps projetait sur le sol. Praires vertes se montrant sous un aride climat, comme l’était la véritable nature de la jeune Ecossaise. Enfin il voyait son vrai visage.

Rupture appelant enfin au jugement dernier de ses propres sentiments qu’il pointa d’un glaive meurtrier. Sorti de ses chaines pour enfin enterrer les promesses qu’ils s’étaient glissées au creux de l’oreille dans leurs anciennes étreintes et avancer sans elle. De toute façon elle ne lui apportait plus rien de bon. A savoir si elle l’avait fait même un jour vraiment en fin de compte. Et il ne tint pas compte dans sa folie colérique de ses mots qu’elle énonça en réponse. Encaissant comme un homme qui avait déjà perdu son souffle mais qu’on cherchait encore étouffer. Elle l’avait déjà mis au fond, alors qu’elle tente mais il n’y irait pas plus bas.

Répugné encore qu’elle se cherche à avoir le dernier mot. Qu’elle s’adonne à de derniers éclats de voix où sa rage transparaissait dans le timbre employé. Il eut un rire méprisant et malveillant, mais cloué sur place par cette audace qu’il voulait la voir ravaler. Ainsi que sa colère illégitime qu’il jugeait aussi déplacé que toute sa maitresse finalement. Confrontant encore dans un échange silencieux Gaïa et Ouranos, elle ange pourfendeur des cieux alors qu’il n’était que simple homme criant à ses droits. Prêt enfin à faire tout bras d’honneur aux figures divines qui le dégoutèrent en cet instant si elles tenait la jeune femme dans leur rang. Il n’entendit même pas, sous le tapement assourdissant qui faisait trembler ses tempes, les bruits dans de lointains couloirs. Concentré sur sa langue de vipère.

« Espérer quoi ? Que tu te trouves un peu d’humanité peut être ? Non, j’ai assez donné là-dessus et clairement on peut le dire : t’es juste un cas désespéré ma pauvre fille. »

Recevant ses dernières répliques comme des poignards malgré ses convictions. La décision était tracée et la raison – bien dopée à de la mauvaise passion – avait vaincu. Acquiesçant à leur accord sur cette finalité d’un geste franc. Visage fermé où il ne laissa transparaitre sur ses traits droits que les états d’âme non-constructifs dont il était affublé, bien qu’enfonçant ses poings dans ses poches. Ou plutôt les cachant, les ongles rongeant sa paume pendant qu’il délestait sa vie non sans mal de la blonde. Alimenté uniquement par cette volonté de ne plus légitimer les propos de la jeune femme. De ne plus être cet abruti qui la suivait pour voir si elle s’amusait avec un autre. Parce qu’au fond elle avait vu juste. Démontrant aussi par ces dires qu’elle tenait en comptine exécrable qu’elle avait toujours eu conscience de la jalousie insidieuse qu’elle invoquait. De sa souffrance dont elle était pure origine vicieuse. Il en fronça les sourcils, regard perçant et assassin sur le visage de son interlocutrice. Tant perverti de sa puissante animosité pour y voir naitre le moindre espoir réfractaire à cet aboutissement.

Elle pouvait se féliciter, elle avait réussi à le pousser dans ses derniers retranchements. Renonçant de lui-même à cette fièvre qui l’avait consumée pour les lettrines de son nom mais dont elle avait trouvé l’antidote. Calmant son caractère maladif le temps de le dépasser. Un dernier adieu pour lequel ils ne se regardèrent même pas l’un et l’autre. Anciens amants se faisaient dos pour juste prendre chacun un nouveau chemin et briser le fil rouge qui les avait lié. Elle n’existerait plus une fois la peine passée, se rassurait-il.
Et il visualisa enfin un nouveau lendemain, la liberté revenant en urgence alors qu’il n’eut qu’envie de mettre les voiles de ces murs qui avaient été bien trop leur lieu de production pour qu’il s’y complaise dorénavant sans elle. Porte de sortie dessinée dans ce théâtre en une valise et une tente magique pour qu’il arpente la vaste surface de ce globe sans elle. Se perdre sous tant de découvertes, là où les étoiles et l’astre argenté - à qui il offrit son intérêt - le guideraient.

Pourtant, ses talons s’envolant, il ne put se résoudre encore totalement au silence à la pensée qu’elle s’était jouée jusqu’au bout de lui. Mauvaise marionnettiste de ses sentiments influencée dans ses agissements peut être par simple curiosité, envie de pouvoir et d’assouvissement, au même titre de ce pour quoi elle avait toujours joué avec d’autres. Mais visiblement il s’était avéré être un divertissement plus drôle puisqu’elle l’avait trompé de cette manière pendant plus d’une année entière. Fait qui provoqua l’ébullition de son sang, ignorant tout ce qui l’entourait, et encore ses gestes ou l’environnement. Claque sur la joue de sa dernière phrase qui lâcha la mangouste. Petit bagnard fondant avec vitesse sur la vipère dont elle se ferait bien un repas – et encore une fois, pas de le bon sens du terme.

« C’est fou à dire hein, mais le mot salope te va merveilleusement bien. Et c’est tout ce que je garderai de toi. T’es désolante. »

Faux. Ce n’était pas tout, le reste anesthésié encore par son acerbe rage. Cependant il fut aussitôt interpelé en la constatant être revenue à lui. Froncement de sourcils et irritation drapant son visage où il eut pour envie de revenir l’étrangler de ses mots en cherchant à déjouer ses plans qui devaient bien entendu dans son esprit malveillant pousser à ce retour non désiré. Pourtant, bouche ouverte et air inspiré, elle le coupa. L’intimant d’un sérieux trop sincère de se taire, où il voulut se faire récalcitrant. Elle n’avait d’ordres à lui donner. Mais attendit trop de secondes pour lui laisser la possibilité de se reculer encore un peu à son niveau avant de distinguer un regard d’horreur envahir ses mers et autres déferlements de flots où tous monstres marins se turent en un instant. Et il sut.

A ce moment, dans son instinct encouragé par cette connexion - qu’ils pouvaient renier mais qui revenait au galop quand la nécessité s’en faisait ressentir - que quelque chose n’allait pas. Honnêteté d’une crainte bien trop emprunte sur le minois de la nymphe pour qu’il ne la remette en doute. Même après leur querelle et toutes ces non-vérités déblatérées dans des fins hostiles. Appuyé par le conjointement avec son silence ou encore sa poitrine qui se soulevait de manière moins naturelle. Il frissonna même lorsqu’elle l’empoigna. Il y avait danger, c’était certain.
Il repensa immédiatement aux dernières disparitions survenues dans ces mêmes couloirs. Mais sortit de ses présomptions quand il porta définitivement attention aux grognements, signe de présence face à sa nuque de quelque chose loin de détenir une quelconque intention bienfaitrice. Au contraire. Implorant sous l’impulsion dans son corps d’un appel automatique à la survie. Mais jugeant de sa partenaire, il caressa de son pouce le dos de la main blanche qui entrelaçait ses doigts, avant de se faire docile à l’ordre interprété au même moment. Froid et autoritaire. Signal de départ à l’image du tir de pistolet durant les courses de moldues, il ferma plus fortement sa prise sur elle avant de l’entrainer dans son sillage. Ne cherchant même pas à savoir ce qui leurs faisant face - ou plutôt queue -, sa connaissance en son nouveau rôle de proie lui suffisant.

Il laissa ainsi les pas dévaler alors que d’autres, plus lourds, les suivirent. Semblant se rapprocher dramatiquement. Son sang ne fit qu’un tour à travers tout son corps, soudainement glacé. Pestant intérieurement, il n’en gaspilla pourtant pas son souffle que l’adrénaline accentua dans des proportions qui lui étaient jusqu’alors inconnues. Pourtant ayant eu la clarté dans son esprit d’empoigner sa baguette logée jusqu’alors dans la poche voisine de son derrière de son jean pour s’armer. Et finalement grogna – ridiculement face aux talents dans ce domaine de leur assaillant tardif – quand elle ralentit quelque peu le rythme. Tenant bout de bras ce bout de femme qu’il ne devançait que de peu mais dont il sembla sur le moment oublier toutes les mauvaises figures pour porter à son cœur l’envie de sa survie au même titre que la sienne – si ce ne fut plus. Trésor qui le suivit mais qui eut pour judicieuse idée de ralentir le prédateur en convoquant un splendide Bombarda qui déforma le paysage estudiantin mais qu’il accueillit dans l’ingéniosité.

C’est alors qu’il se permit enfin un regard par-dessus son épaule pour juger dans leur course des dégâts. Poussière prenant place sur un nouveau terrain de jeu alors que des gravats bondit avec vigueur un putain de loup-garou. Il écarquilla ses yeux de stupeur. Tremblements dans le corps où il comprit encore plus le besoin d’accélérer le pas. Les couloirs semblant n’être qu’un dédale sans issue fondamentalement bénéfique où se cacher face à la nature de la chose qui s’adonnait à leur filature. Et encore, comment se cacher d’une bestiole avec un odorat ultra développé ? La seule issue probable semblant se conforter en leur salle commune bien trop loin pour être atteinte en un seul morceau. Mais son regard reflirtant sur la présence de sa compagnonne, il se refusa de ne pas y croire. De ne pas se battre. Et tira un peu plus pour qu’elle suive sa suite, cette fois-ci en sacrifiant poumons et tous les muscles de là à leur en couter la vie ici-même. Expectatives naïves portées par la négation de leur sort maudit. Ils devaient y arriver, c’était une question de vie ou de mort. Après tout, il le savait : les loups-garous ne faisaient aucun cadeau à leurs victimes, pas même l’honneur d’une tombe descente. Mais putain… qu’est-ce qu’il foutait là, celui-là ?!


Credits : Gasmask



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